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Bilan psychologique: quels sont les tests utilisés?


Tests psychométriques et tests projectifs: deux regards complémentaires Pour le bilan psychologique est composé de deux sorte de test: une première partie est consacrée au test dit « de niveau » explorant le fonctionnement cognitif global et une seconde partie qui s’attache davantage à la dimension relationnelle et émotionnel de l’enfant.

L’objectif d’un bilan psychologique est de pouvoir se représenter comment l’enfant se développe sur le plan psychique et d’essayer de comprendre ce qui pourrait bloquer sa pensée et le préoccuper afin de différencier ce qui est de l’ordre de difficultés cognitives de ce qui est de l’ordre des difficultés émotionnels et affectives. . 1. Wisc-5, wppsi: les tests de niveau Le test dit de niveau est un test qui vient interroger les différentes sphères cognitives de l’enfant. On parle de cognition pour désigner l’ensemble des fonctions qui permettent à l’enfant d’appréhender et de construire une compréhension du monde qui l’entoure, de son environnement extérieur et de son monde intérieur. De la mémoire en passant par le langage la sphère cognitive recouvre les fonctions qui permettent de raisonner notamment la perception, l’attention et les émotions.

Au travers de différentes épreuves le test d’évaluation permet d’explorer comment l’enfant utilise sa pensée. Comment il fonctionne au travers des différentes dimensions (la compréhension verbale, comment il se repère dans l’espace, comment il coordonne ses mouvements à sa vision ? comment il se situe dans ses apprentissages antérieurs et nouveau, le fonctionnement de sa mémoire de travail, sa flexibilité mentale, ses possibilités d’adaptation au différente tâche du test…) Au-delà d’une évaluation du fonctionnement des différentes dimensions cognitives, le test de niveau peut permettre de détecter le plaisir ou la souffrance que peut rencontrer l’enfant dans l’exercice de penser. Le test de niveau permet d’appréhender l’impact de l’émotion sur la pensée dans un contexte d’apprentissage. Cette dimension est particulièrement riche pour déceler dans le cadre de difficulté scolaire rencontrée par l’enfant, ce qui pourrait être de l’ordre de difficulté d’attention isolée au contexte de l’école et des apprentissages de difficulté qui pourrait s’inscrire dans un trouble d’attention plus global qui n’épargne pas les autres domaines de la vie de l’enfant.



2. Rorschach, TAt : les Tests de Personnalités ou tests projectifs Les tests de personnalité permettent de donner une idée de ce qui colore le monde de l’enfant. En suivant le fil de sa pensée on peut s’interroger ensemble. Ces tests permettent d’explorer ensemble comment l’enfant s’organise avec sa pensée avec un matériel éloigné de la situation scolaire et d’apprentissage. Je m’intéresse aussi bien à ce que le matériel vient entrainer comme mouvement intérieur chez l’enfant qu’à la manière qu’il a de me les exprimer. Les tests peuvent permettre à l’enfant de se questionner et de penser l’intrication entre le fonctionnement cognitif et affectif.


S’il y a eu plusieurs tests c’est pour repérer les préoccupations qui se répètent sur différents supports, ce qui a alors valeur de validité scientifique: en se concentrant plus sur la sphère affective et émotionnelle nous pouvons ainsi apprécier si les difficultés de l’enfant sont liées au contexte scolaire et des apprentissages, circonscrit à ce domaine ou si les difficultés sont plus globales. Par exemple, est ce que l’enfant est traversé par des angoisses qui l’empêche d’utiliser sa pensée avec souplesse ? Est-il envahi par des émotions négatives qui entrave l’investissement de sa pensée l’empêchant d’investir les apprentissages ? Ou encore de déceler l’impact de sa sphère affective et relationnel sur ses difficultés d’apprentissages ? ou l’impact des difficultés d’apprentissages sur sa pensée. Le Rorschach : A partit de la présentation de planche au dessin abstrait l’enfant est invité à raconter ce qu’il pourrait voir. A partir de ses réponses on peut analyser comment l’enfant s’organise dans sa pensée, le plaisir ou la souffrance qui sous tende cette activité. Cela passe par l’analyse du degré d’investissement de cette pensée et comment elle s’articule avec le plaisir ou la souffrance qui peut être ressenti dans cet exercice. Est-ce que cette pensée est dynamique ? Inhibée ? Comment est-elle exploitée ? Comment l’enfant peut être ou non traversé par des angoisses à penser. La pensée est souvent soumise et vecteur d’expression de l’angoisse. Ce test de personnalité met également l’image que l’enfant a de lui permettant d’analyser s’il y a des difficultés de confiance en lui. . Le TAT (thématique aperceptive test): A partir de la présentation de planche avec des dessins figuratifs l’enfant est invité à imaginer une histoire. Dans la continuité et en complément de l’épreuve du Rorschach le TAT permet d’explorer avec le sujet comment l’enfant est dans son environnement, dans ses relations avec les autres. Comment il se positionne dans sa sphère environnemental, familiale et avec ses paires. Cette épreuve montre également la place de la réalité extérieure pour l’enfant, son adaptation au cadre environnemental, la place de la socialisation, la qualité de ses liens aux autres et ses attentes du monde extérieur.

Ces deux épreuves nous permettent de mettre en évidence en analysant la présence du plaisir ou de la souffrance à penser. D’identifier le désir d’enrichir ses connaissances et les possibilités pour l’enfant de s’exprimer par sa créativité. Elles permettent d’enrichir la compréhension de l’enfant dans sa relation à lui-même et aux autres. Comment l’enfant se connaît ? Comment il se sent compris des autres ? De donner une vision de la représentation que se fait l’enfant du monde extérieur et de son monde intérieur. Ainsi nous pouvons envisager les difficultés rencontrées par l’enfant sous différents angles. Par exemple nous pouvons entendre ce qui sous-tend des difficultés de concentration et d’attention. En différenciant ce qui se joue sur le plan affectif et psychique d’un trouble qui pourrait nécessiter un travail rééducatif. C’est donc la passation dans l’ensemble avec l’interprétation des épreuves projectives et des tests psychométriques qui donne une cohérence et synthèse essentielles en vue d’une évaluation diagnostique solide. Cet ensemble permet une compréhension globale de la complexité de l’enfant.



Quand faut-il faire un bilan psychologique?

Il existe de nombreuses situations dans lesquelles un bilan psychologique peut être utile. Les demandes sont nombreuses et lors origines très variées. On peut dresser la liste non exhaustive suivante: .

- Demande des institutions scolaires

Elles sont liées à des interrogations sur des difficultés rencontrées par l’enfant dans l’investissement de la forme scolaire et de l’école. Ces interrogations peuvent porter notamment sur :

  • Les apprentissages : fléchissement scolaire, difficultés d’attention et concentration, trouble du langage, difficultés de compréhension, possibilité d’un fonctionnement en haut potentiel…

  • Les interactions sociales : difficultés relationnelles avec les pairs ou avec les adultes, difficultés dans le comportement, isolement, repli soudain…


- Demande de la famille et de l’enfant

L’enfant peut montrer une souffrance qui inquiète son entourage. L’expression symptomatique du mal être chez l’enfant est très variable. Elle peut s’exprimer sur le monde extérieur et être très visible pour son environnement. Mais le mal être peut aussi s’exprimer aussi de manière moins visible. Les principaux symptômes sont:

  • Des difficultés émotionnelles : colère, tristesse, absence d’expression d’émotion

  • Des difficultés relationnelles : repli, retrait, agressivité sur l’autre, agressivité sur soi

  • Des difficultés au quotidien : d’endormissement, appétit, prendre soin de soi, autonomisation


- Demande de professionnels de santé La demande de bilan peut venir d’une institution de soin ou d’un professionnel de santé, par exemple, lorsque le professionnel ou la structure de soin a besoin d’un éclairage clinique ou de proposer des hypothèses diagnostiques. La demande de bilan émane généralement d’un doute ou d’une manifestation de souffrance chez l’enfant dont on cherche à comprendre l’origine.

Le bilan peut être demandé lorsqu’un enfant rencontre des difficultés sur le plan scolaire et que l’on soupçonne un éventuel trouble des apprentissages (trouble de l’attention et de la concentration, trouble isolé…) ou que l’on constate un fléchissement scolaire, un désinvestissement du scolaire soudain ou datant, que l’on soupçonne un haut potentiel (HP). Il y a aussi des bilans proposées pour l’orientation. L’idée est de pouvoir identifier ensemble les difficultés de l’enfant mais aussi tenter de comprendre ce qu’elles sous-tendent. Essayer de comprendre ensemble quel sens ont ses difficultés pour l’enfant et de poser des mots sur ce qui l’encombre.



Combien de temps dure un bilan psychologique?

  • Un temps moyen de six heures

  • Une temporalité (durée et nombre des séances) qui s’adapte à celle de l’enfant

Un bilan complet demande un certain temps pour bien comprendre et avec précision les difficultés de l’enfant. Je prévois une heure pour le premier entretien, quatre heures pour les passations des différentes épreuves et une heure pour l’entretien de restitution. La durée de la passation des tests est variable. Elle dure au maximum deux heures pour le test de niveau ainsi que pour les tests de personnalité. Il ne s’agit que de moyenne et la durée s’adapte en fonction des possibilités de l’enfant, de sa manière d’investir les tests, de ses éventuelles difficultés et de la demande.











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